Les réponses de Caroline de Haas à notre questionnaire

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LES RÉPONSES AU QUESTIONNAIRE DU COLLECTIF APPRENDRE ENSEMBLE DE 
CAROLINE DE HAAS, CANDIDATE EELV
AUX LÉGISLATIVES DANS LA 18ème CIRCONSCRIPTION

Selon vous, quelles mesures faut-il prendre pour lutter contre la forte ségrégation sociale qui existe dans les établissements scolaires du 18e arrondissement ?

Plusieurs solutions existent.

A court terme, lutter contre la « fraude scolaire » de parents d’élèves qui contournent délibérément la carte scolaire. Cela passe par des sensibilisations auprès des parents, la formation des directions d’écoles pour refuser les contournements et la mise en place de sanctions qui s’appliquent.

A moyen terme, nous pouvons également travailler à accentuer la mixité sociale dans les quartiers afin qu’elle se reflète également dans les établissements. Cela passe par une politique ambitieuse de rénovation des logements et d’acquisition d’immeubles pour élargir le parc social. Cela passe également par des investissements de l’Etat et des collectivités en matière de services publics, d’offre sportive ou culturelle et d’aménagement du territoire.

Quel regard portez-vous sur l’expérimentation des secteurs multi-collèges dans le 18e arrondissement ?

Favorable

Pourquoi ?

D’après le bilan tiré par l’association « Collectif apprendre ensemble », cette expérimentation permet de rétablir une mixité qui n’aurait jamais du disparaître de ces établissements. En mettant les moyens nécessaires et en impliquant les parents, il est manifestement possible de faire bouger les choses : je m’en réjouis !

Dans les territoires où l’évitement crée une ségrégation inacceptable, l’État pourrait imposer aux parties concernées d’agir. Qu’en pensez-vous?

L’Etat a le pouvoir de réunir autour d’une table toutes les personnes concernées par un sujet et de les inciter à travailler ensemble. Nous aurions tort de nous en priver. En matière d’éducation, l’implication des enseignant.e.s, des parents, des centres d’animations comme des associations locales est déterminante.

Selon vous, l’enseignement privé devrait-il être soumis à des règles pour accueillir des élèves d’une plus grande diversité sociale et scolaire ?

Oui

Comment ? 

Nous pourrions imaginer faire évoluer la loi pour que l’enseignement privé soit soumis à la carte scolaire. Si cela n’est pas envisageable à court terme, un compromis pourrait être trouvé à travers des objectifs de mixité sociale donnés à chaque chef.fe d’établissement.

Quelle priorité accorderez-vous à ces problématiques dans votre action au sein de l’Assemblée nationale ?

 La qualité de l’éducation que reçoivent nos enfants est une condition sine qua none d’une société qui grandit et progresse. Je m’engagerai de toutes mes forces sur ces sujets en tant que députée pour faire bouger les lignes. Je serai à votre disposition pour échanger, construire, travailler et interpeller le gouvernement.

Quelles actions envisagez-vous ?

En tant que parlementaire, je peux agir de plusieurs manières :

  • En portant une proposition de loi sur ce sujet ou en portant des amendements dans les projets de loi du gouvernement sur l’éducation
  • En réunissant les acteurs et actrices de la thématique à l’Assemblée pour offrir une visibilité à l’enjeu de mixité sociale dans les établissements.
  • En participant à une mission parlementaire ou à la rédaction d’un rapport parlementaire sur la mixité sociale en France afin de disposer d’un état des lieux précis, de tracer des perspectives de solutions avec des professionnel.le.s et de pousser ainsi le gouvernement à prendre des engagements.
  • En agissant sur le budget pour favoriser chaque année des mesures en faveur de la mixité sociale dans les établissements scolaires

Une fois élue, je vous proposerai une rencontre afin d’identifier ensemble les meilleurs moyens d’agir !

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