Nathalie Mons : «La mixité sociale est un avantage pour tous les élèves sans exception»

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Dans Libération, un entretien de la sociologue de l’éducation Nathalie Mons qui va dans le sens de ce que nous défendons :

“Le sujet a longtemps fait débat, les études récentes arrivent toutes à la même conclusion : la mixité a des effets positifs ou neutres sur les résultats scolaires de l’immense majorité des élèves. A l’exception d’une toute petite élite, qui réussit un peu moins bien scolairement quand elle se retrouve mélangée à des élèves différents.

Mais je ne parle là que de l’impact sur les résultats scolaires. Si l’on regarde les effets de la mixité en termes de cohésion sociale, là, tous les élèves sans exception y gagnent. Même le haut de l’échelle ! La petite élite a tout intérêt à être entourée d’élèves ne venant pas du même milieu, au risque, sinon, de porter un handicap social les pénalisant dans leur vie professionnelle future.”

http://www.liberation.fr/france/2015/10/18/nathalie-mons-la-mixite-sociale-est-un-avantage-pour-tous-les-eleves-sans-exception_1406802

L’opération mixité est lancée ?

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libé19oct2015

Selon le journal Libération, la ministre de l’éducation nationale travaille actuellement sur une modification de la carte scolaire avec en projet une série d’expérimentations dans une petite dizaine de départements. Parmi les pistes envisagées, l’attribution de plusieurs collèges à un secteur et l’affectation des élèves selon la catégorie socio-professionnelle, idée que soutient le Collectif Apprendre Ensemble. Affaire à suivre…

http://www.liberation.fr/politiques/2015/10/18/l-operation-mixite-est-lancee_1406805

2 réunions très importantes samedi 10 Octobre

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Beaucoup de parents ont le collège en tête dès le CP, certains font d’ailleurs des choix de scolarisation pour leurs enfants dès la maternelle en fonction de cet objectif, souvent plus par crainte que par envie.

Afin de permettre aux parents de ne pas uniquement se baser sur la réputation des établissements et de se faire une idée du collège où leurs enfants sont sectorisés, nous organisons deux réunions de parents Samedi 10 Octobre.

Lors de ces réunions, les parents des écoliers pourront écouter et interroger des collégiens, leurs parents et des membres de l’équipe éducative. Ce sera l’occasion de parler sans tabou, afin que les choix de scolarisation soient au moins des choix informés.

Enfin, ce sera l’occasion de rencontrer des parents d’autres écoles qui se posent les mêmes questions et d’avoir une vision d’une autre composition possible de ces collèges, qui pourraient réunir des gens d’horizons différents, mais tous soucieux de leurs enfants sans en devenir trop anxieux:

ce sont les conditions nécessaires pour la réussite et le bien être des enfants à l’école, et également les bases d’une société plus unie demain.

Si vous avez des enfants dans les écoles entre Porte Clignancourt et Porte de Saint Ouen, et dépendez des collèges Utrillo ou Berlioz, venez vous informer et échanger:

 

Pour ceux qui dépendent du collège Berlioz

à la MAISON BLEUE

24 avenue de la porte Montmartre

75018 Paris

SAMEDI 10 OCTOBRE 2015

DE 10H A 12H

Pour ceux qui dépendent du collège Utrillo

au COLLÈGE UTRILLO

4 av. de la Porte de Clignancourt

75018 Paris

SAMEDI 10 OCTOBRE 2015

DE 10H A 12H

Pour trouver le collège dont dépend votre enfant : http://perimsco.paris.fr (rentrée 2015)

MERCI DE FAIRE PASSER L’INFORMATION A VOS VOISINS, AMIS, CONNAISSANCES DU QUARTIER

Si vous pouvez relayer l’information, ci-dessous l’affiche de l’information en version imprimable:

http://www.collectif-apprendre-ensemble.fr/wp-content/uploads/2015/10/Tractreunion1010v2.pdf

Faire exister la mixité sociale à l’école. (Le Lab Afev)

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Le think and do tank de l'innovation sociale et solidaireSi la majorité des gens sont convaincus de l’intérêt de la mixité sociale à l’école, encore faut-il la faire exister dans les faits. C’est le défi que se sont lancés des parents d’élèves du 18ème arrondissement à Paris rassemblés autour d’une association, le collectif Apprendre ensemble.

L’année dernière, lors de rencontres fortuites dans notre quartier du 18ème arrondissement parisien, nous avons découvert que nous étions plusieurs parents de la même école élémentaire à ne pas être sensibles à la mauvaise réputation des collèges du quartier au point d’élaborer des stratégies d’évitement.

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Nouvelle brochure de présentation

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Ci-dessous le lien pour télécharger un document de présentation du collectif et de ses objectifs, il est en format pdf imprimable, et peut donc être distribué aux réunions d’école, affiché dans les espaces réservés aux parents d’élèves, ou encore transmis par courriel. N’hésitez pas à vous en servir!

CollectifApprendreEnsemble_brochure2015

Les parents ne doivent pas avoir peur. (ATD Quart Monde)

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Jérôme Decuq est l’un des animateurs du collectif « Apprendre ensemble » (1), créé l’an dernier dans le 18ème arrondissement, un quartier au nord de Paris qui garde de grandes poches de pauvreté. Les parents du collectif veulent faire vivre la mixité sociale dans les écoles et en finir avec les « collèges ghettos ».

Malgré un contexte général marqué par le repli sur soi, ils ne sont pas les seuls en France à se battre ainsi. Au printemps dernier, les mères du Petit-Bard à Montpellier, un quartier peuplé d’habitants en majorité d’origine marocaine, ont occupé les écoles de leurs enfants pour exiger une plus grande diversité sociale et culturelle en classe.

Jérôme Decuq raconte comment l’idée du collectif est née et pourquoi il croit en cette action.

« Si l’on regarde notre arrondissement, il compte 200 000 habitants, avec environ 20% de logements sociaux et 20 à 25% d’enfants issus de milieux défavorisés. Il n’y a pas de raisons que sur les 14 collèges, il y en ait 6 qui soient fuis et qui accueillent jusqu’à 80% d’élèves défavorisés.

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Les parents disent stop à l’apartheid scolaire (Le Courrier de l’Atlas)

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Dans le XVIIIe arrondissement parisien, le collectif Apprendre Ensemble a été créé en mars dernier par des parents soucieux de voir leurs enfants fréquenter des “collèges plus mixtes, favorables à la bonne réussite des élèves où tous sont gagnants”. “Au fil des années et des rencontres, nous avons réalisé à quel point l’évitement scolaire était massif dans notre arrondissement, et qu’une majorité des parents de tous les mielieux, le font en contradiction avec leurs convictions, croyances, valeurs, et parfois au prix de sacrifices importants”, déplore Jérôme Decuq, enseignant et président du collectif.

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La citoyenneté fait école! (L’Humanité.fr)

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Accueil

Jérôme Decuq, lui, n’est pas un fanatique du virtuel. Ce parent d’élève choisit plutôt le local, la proximité, le contact direct. Il est à l’origine de la création récente d’une association Apprendre ensemble dans le 18e arrondissement. Il y a un moment que l’idée trotte dans sa tête. Faire quelque chose de concret pour la mixité dans les écoles. Lui habite depuis quinze ans près de la rue du Poteau. Ses deux enfants sont scolarisés à deux pas. «J’habite là, je scolarise là mes enfants.» Il a vu le quartier changer. Se gentrifier. Bref, il a vu arriver de nouveaux habitants remplaçant de plus pauvres. Ce constat ne l’enchante guère. Encore moins les regards souvent portés par des parents sur les écoles du voisinage : «Je comprends les inquiétudes, le diplôme et la réussite scolaire ont pris une telle importance, mais je m’aperçois qu’une rumeur peut défaire aussi vite qu’elle l’a faite la réputation d’un établissement.»
Pas facile de combattre la peur, le sentiment «de sacrifier ce que l’on a de plus cher, explique-t-il, mais, là, on arrive à des situations ubuesques». Il évoque des enfants à qui on apprend à mentir sur leur adresse, d’autres soumis à des longs trajets. «Il faut s’interroger sur la société que nous construisons. Ghetto de riches, ghetto de pauvres, aucun n’est bon. L’entre-soi fait des ravages.» Lui enseigne l’anglais dans un lycée technique dans la banlieue nord de Paris, l’un de ceux où les élèves considèrent qu’on ne veut pas d’eux ailleurs.

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Mixité scolaire, le combat des mères sort du quartier (Libération)

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liberation

Montpellier. Elles réclamaient des «petits blonds» dans les écoles du Petit Bard : quatre mois après, leur lutte essaime dans le reste de la France. «Libération» est retourné auprès de ces femmes qui, malgré leur mobilisation, attendent toujours des résultats concrets.

Elles ont aussi profité de cette (…) escapade parisienne pour organiser au pied levé un «café républicain» avec d’autres collectifs de riverains, comme Apprendre ensemble, qui fait ses premiers pas dans le XVIIIe arrondissement à Paris. «On poursuit le même objectif : rendre concrète la mixité sociale», explique Jérôme Decuq, à l’origine de ce collectif. Il sourit. «Elles ont la pêche ces mères ! A côté de chez moi, j’ai les mêmes, à ceci près qu’elles n’ont pas l’accent du Sud.» Il est convaincu qu’il ne faut pas attendre que ça vienne d’en haut, du ministère. «Si, au niveau local, les gens se mobilisent collectivement, si ensemble on laisse les enfants dans l’établissement de secteur, ça va marcher. Ça marche !»

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Liberté, égalité, mixité (Le Lab Afev)

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Le think and do tank de l'innovation sociale et solidaire

“si nos enfants vont tous ensemble dans leur collège de quartier, les craintes liées à l’absence de mixité disparaîtront”

 

Liberté, égalité, mixité, deux initiatives à suivre:

Au nord-ouest de Montpellier, les mères voilées du quartier du Petit Bard, celles que les autorités n’attendaient pas, se battent pour que des « petits blonds » reviennent dans le collège du quartier, devenu « le collège des Marocains ». Elles ne veulent pas, mais pas du tout, de « l’entre-soi ethnique » évoqué plus haut : « le sentiment d’appartenance à la République ne peut pas se construire dans un ghetto », disent Sabia Habsaoui, Fatiha Ait Alla et les autres.

Dans le 18ème arrondissement de Paris, c’est pour faire l’autre bout du chemin que s’est créé le collectif « Apprendre ensemble ». Refusant de se résoudre à ce que les collèges publics de leur quartier soient fuis par les familles aisées (notamment vers le privé), des parents ont décidé d’« aller à l’encontre du discours anxiogène trop souvent répandu : ce n’est pas sacrifier nos enfants que de les scolariser dans les établissements de secteurs ». Et pour cela, ils ont une conviction simple : « si nos enfants vont tous ensemble dans leur collège de quartier, les craintes liées à l’absence de mixité disparaîtront ».

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