Presse et Média

Visite du ministre français de l’éducation au Québec : Les cousins d’infortune

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Déclaration commune du Collectif Apprendre Ensemble (France) et du Mouvement L’école ensemble (Québec) à l’occasion de la visite au Québec de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse de France :

« L’enjeu principal de la rencontre qu’aura M. Blanquer avec son homologue québécois, M. Jean-François Roberge, doit être la lutte contre la ségrégation scolaire. En rendant visite à deux écoles privées subventionnées1, le ministre Blanquer envoie malheureusement le message que le tri socioéconomique des enfants est acceptable, voire souhaitable.

« Le rapport L’injuste système d’éducation québécois est venu récemment confirmer grâce à des données de l’OCDE ce dont tout le monde se doutait : le Québec a le système d’éducation le plus injuste au Canada. En triant les élèves dans trois réseaux (privé subventionné, public sélectif et public ordinaire), le Québec maximise le lien entre l’origine socioéconomique des enfants et leurs résultats. Tous n’ont pas la même chance d’apprendre.

« Les mêmes données de l’OCDE indiquent que le système éducatif français figure parmi les pires au monde en matière de reproduction des inégalités sociales. Elles confirment ainsi que l’école républicaine s’éloigne de plus en plus de ses idéaux. En France, la répartition des moyens entre les territoires et entre les établissements est injuste. Et le système privé jouit d’un financement identique à celui du public alors qu’il sélectionne ses élèves et favorise la discrimination. Le constat est limpide : nos enfants grandissent séparément et apprennent dans un système à deux vitesses.

« En ce qui concerne leur système d’éducation, Français et Québécois sont des cousins d’infortune. Nos systèmes se contentent de reproduire les inégalités sociales. C’est une vérité qui dérange. Nos ministres de l’Éducation doivent cesser de l’ignorer. »

[1] :  Source : Le ministre français de l’Éducation nationale à Montréal les 24 et 25 octobre.

À propos des organismes :

Le Collectif Apprendre Ensemble est un collectif de parents de Paris qui agit contre la ségrégation scolaire et pour la réussite de tous les enfants.
[collectif-apprendre-ensemble.fr]
Créé à l’initiative de parents, le Mouvement L’école ensemble fait campagne contre la ségrégation scolaire et propose des solutions politiques pour en arriver à une école équitable, sereine, commune et efficace.
[ecoleensemble.com/a_propos]

Informations et entrevues :

Alexandra Nizak
Présidente
Collectif Apprendre Ensemble
t : +33 6 62 45 43 62
contact@collectif-apprendre-ensemble.fr
Stéphane Vigneault
Coordonnateur
Mouvement L’école ensemble
t : +1 819.968.3524
sv@ecoleensemble.com

TRIBUNE : La mixité sociale dans les écoles et collèges parisiens, un enjeu central pour les prochaines municipales

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Schémas extraits de la présentation de Julien Grenet à la Réunion pleinière de l’OPMIRE du 6 septembre 2018 à la Mairie du 20e arrondissement,
Composition sociale des secteurs et des collèges parisiens

Le 6 septembre 2018, dans la salle des fêtes de la Mairie du 20ème, nous avons assisté à la première réunion plénière de l’Observatoire parisien de la mixité sociale et de la réussite éducative (OPMIRE). Présidée par la maire de Paris Anne Hidalgo et le recteur de l’Académie de Paris Gilles Pécout,  elle a été notamment l’occasion de renforcer le constat des inégalités sociales massives entre certains collèges parisiens – parfois très proches géographiquement, ainsi que des résultats très encourageants des projets pilotes de regroupement de secteurs de collèges dans des quartiers des 18ème et 19ème arrondissements (« secteurs multi-collèges ») mis en œuvre à la rentrée 2017.
Cette réunion importante a finalement montré l’intérêt d’étendre ce type de dispositif à d’autres arrondissements, en l’ adaptant finement au contexte dans lequel il s’inscrit, et en proposant des offres pédagogiques équivalentes pour chaque collège concerné.

Où en est-on aujourd’hui du déploiement de ce dispositif dans d’autres quartiers de la capitale?

Les concertations annoncées par les responsables de la Ville de Paris et du Rectorat durant cette réunion prennent des formes et des rythmes différents dans les arrondissements où nous savons qu’il est nécessaire d’agir rapidement : 10ème, 12ème, 13ème et 20ème.  Pour le moment, l’implication des élus dans le lancement de ces projets varie, car ils craignent une opposition des parents les plus privilégiés, et les engagements du Rectorat concernant la mise à disposition de moyens adéquats permettant de mettre en place ces projets de manière satisfaisante restent flous.

Or, le temps qui passe ne joue pas en faveur d’un véritable débat démocratique concernant la mise en place de dispositifs permettant d’améliorer la mixité sociale dans les écoles et collèges parisiens. Il faut donc amorcer des changements réels observables dès la prochaine rentrée  

Il est urgent de lancer des concertations et de proposer des solutions concrètes

La perspective de nouveaux secteurs multi-collèges a suscité beaucoup d’espoir chez certains parents et enseignants, que nous avons pu rencontrer ou réunir depuis la réunion de l’OPMIRE, et il est urgent de la concrétiser par des propositions, un calendrier et des engagements précis pour une mise en œuvre dès la rentrée 2019.

Sachant que la délibération concernant la sectorisation devra être votée par le Conseil de Paris au plus tard au début du mois de février, nous demandons à la Maire de Paris, aux Maires des arrondissements concernés et au Rectorat de se saisir de ces projets, de mener des concertations au plus vite et de soumettre des solutions concrètes au vote du Conseil de Paris de manière concomitante.  

Vivre ensemble à Paris : un défi et un enjeu central des prochaines municipales

Restaurer la mixité dans les collèges est un enjeu pour développer la capacité d’individus de situations sociales diverses à vivre et dialoguer ensemble. Quand les enfants ont été ensemble dans leur scolarité, leur regard sur l’altérité est différent. Le vivre ensemble n’a pas de sens si les  secteurs sont composés de sous quartiers très ghettoïsés. L’enjeu est de pallier à un Paris de plus en plus fortement ségrégué, fractionné en fonction des revenus, des statuts socio-professionnels, des relations d’emploi, des quartiers et des identités culturelles, avec les tensions qui en résultent. Le collège, comme l’ensemble du système scolaire, doit éduquer l’ensemble des élèves dans leur diversité. Il s’érige  ainsi en rempart à la fracturation, en participant à l’intégration sociale, en favorisant l’ouverture des élèves, la confiance en soi et en autrui. Il doit apprendre à nos enfants la variété du vivant et le respect dû à chacun, et leur permettre de “faire société”. Le sentiment d’appartenance commune permet de lutter contre les séparatismes sociaux et culturels.

De plus , les comparaisons internationales montrent que les systèmes scolaires les plus efficaces, ceux dont les élèves ont des compétences et des connaissances élevées, sont aussi ceux qui ont la plus faible dispersion des résultats entre les meilleurs et les moins bons, entre les plus favorisés socialement et ceux qui le sont moins : Finlande, Corée, Japon, Nouvelle-Zélande…. Autrement dit : la mixité scolaire est un facteur d’amélioration des apprentissages et des résultats scolaires de tous les élèves.

Enfin, le rôle du secteur privé, dont on sait qu’il contribue à fragiliser la mixité dans les quartiers concernés, devra être abordé avec la volonté de le faire contribuer à ce projet de société. Il y a  actuellement à une dissonance cognitive des politiques, avec une contradiction entre des discours appelant à plus de justice sociale et scolaire, à une égalité réelle des chances et des actions trop limitées, ou des mesures cosmétiques. Les quelques projets  en cours sont le fait de la mobilisation de parents soucieux de préserver la mixité à Paris, suivis par de rares maires d’arrondissement et des équipes pédagogiques engagées. Nous assistons à une déresponsabilisation politique qui fait peser beaucoup sur les parents et le niveau local.
Pourtant preuve est faite dans les 18ème et 19ème arrondissements que la mixité sociale au collègue peut se faire, et fonctionne.

Cette question de la mixité sociale et donc de la lutte contre les inégalités, notamment de réussite, est un élément majeur d’amélioration du système éducatif français  – dont toutes les études rappellent inlassablement à quel point il est marqué par le poids des déterminismes sociaux – et particulièrement à Paris qui présente de ce point de vue une situation caricaturale. Elle est devenue un sujet désormais incontournable (dont même les représentants de l’enseignement privé se sentent obligés de parler…) et nous avons la conviction qu’elle sera un élément fondamental du débat démocratique des prochaines élections municipales.

Au delà de l’école, elle est au cœur de la Ville dans laquelle nous voulons vivre : un Paris bienveillant, riche de ses diversités, du métissage et du partage.

Pourtant le risque est grand d’aboutir à un Paris fortement ségrégué, fractionné en fonction des revenus, des statuts, des relations d’emploi, des quartiers et des identités culturelles, avec les tensions qui peuvent en résulter.

Face à cela, la responsabilité des élus est majeure et la capacité d’action des collectivités locales importante.

C’est pourquoi nous – parents, enseignants, militants – demandons un engagement politique sans faille des élus parisiens et une action publique concrète et assidue qui poursuive et amplifie à l’échelle parisienne et dès la rentrée prochaine les premières actions menées dans les 18ème et 19ème arrondissements.

Le Collectif Apprendre Ensemble & Le Collectif Collèges Paris Est

Secteurs multi-collèges à Paris : un outil efficace pour lutter contre la ségrégation sociale ?

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Retour sur la mise en œuvre des secteurs multi-collèges dans le 18e : l’étude de Julien Grenet est sortie !

À lire sans faute, au moment où on commence à étudier d’autres secteurs de ce type dans Paris avec l’Observatoire parisien de la mixité sociale et de la réussite éducative…

Résumé :

Les collèges parisiens se caractérisent par des niveaux de ségrégation sociale parmi les plus élevés de France, du fait de l’ampleur des contrastes sociaux qui opposent des quartiers pourtant proches géographiquement et de l’importance de l’évitement vers le secteur privé des catégories sociales les plus favorisées. Face à ce constat, le Conseil de Paris a voté au mois de janvier 2017 la création de trois secteurs bi-collèges dans les 18e et 19e arrondissements. Ce dispositif a consisté à mettre en place des secteurs communs à plusieurs collèges afin de diversifier leur recrutement social. Le bilan provisoire que l’on peut tirer de la première année d’expérimentation (2017-2018) est encourageant. Deux des trois secteurs ont atteint leur objectif de mixité sociale et ont entraîné une diminution de l’évitement vers le secteur privé. Si le troisième secteur n’a pas permis de rééquilibrer à court terme la composition sociale des collèges concernés, les résultats de l’évaluation permettent d’envisager plusieurs pistes d’amélioration.

Points clés :

  • À la rentrée 2017-2018, trois secteurs bi-collèges ont été mis en place dans les 18e et 19e arrondissements de la capitale et ont concerné près de 700 élèves entrant en sixième.
  • Deux procédures distinctes ont été mises en oeuvre pour affecter les élèves dans les secteurs nouvellement créés: la « montée alternée » (secteur Berlioz-Coysevox) et le choix régulé (secteurs Curie-Philipe et Bergson-Pailleron).
  • Au terme de leur première année d’existence, les secteurs Berlioz-Coysevox et Bergson-Pailleron ont permis de renforcer la mixité sociale dans les collèges concernés et ont entraîné un reflux de l’évitement vers le secteur privé.
  • En revanche, l’échec du secteur Curie-Philipe à rééquilibrer à court terme la composition sociale de ces deux collèges REP met en lumière les difficultés inhérentes à la transition d’un système d’affectation vers un autre.

Lire l’étude :

Secteurs multi-collèges à Paris : un outil efficace pour lutter contre la ségrégation sociale ? {pdf}

Note IPP n°35

Septembre 2018

Auteurs : Julien Grenet et Youssef Souidi

Contact : julien.grenet@psemail.eu

 

Source : site de l’Institut des politiques publiques.

Une rentrée active pour le Collectif Apprendre Ensemble

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Billet de rentrée

On commence par vous souhaiter à tous et toutes (parents / enfants) une très belle rentrée !

La Série documentaire, une série sur L’ECOLE RÉPUBLICAINE AU PÉRIL DES INÉGALITÉS SOCIALES à suivre sur France Culture du 3 au 6 septembre

Elle est accompagnée comme tous les ans de nombreux articles et dossiers dans la presse, sujets télés ou radio, et nous voulions vous signaler que le Collectif Apprendre Ensemble est dans l’émission LSD La série documentaire diffusée sur France Culture les 3, 4, 5 et 6 septembre !

A écouter  : 4 épisodes de 55 minutes pour parler de l’Ecole républicaine au péril des inégalités sociales : on attend bien sûr vos commentaires et réactions sur cette émission….
Rendez-vous dans l’épisode 3 diffusé mercredi 5 septembre pour nous entendre, et vous pourrez aussi retrouvez tous les épisodes en podcast sur le site de Radio France.

 

Nous sommes également invités à participer à la première réunion de l’Observatoire Parisien de la Mixité Sociale et de la Réussite Éducative  qui aura lieu jeudi 6 septembre.

Nous reviendrons évidemment sur cette première rencontre ici-même, rapidement….

 

 

Communiqué de presse à l’issue des États-Généraux de l’Éducation dans les quartiers populaires à Créteil

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Le comité d'organisation de États-Généraux de l'éducation dans les quartiers populairesLes deuxièmes États-Généraux  de l’Éducation  dans les quartiers populaires organisés le 7 et 8 avril 2018 à Créteil ont accueilli des parents, acteurs, chercheurs de Toulouse, Montpellier, Marseille, Limoges, Grenoble, Paris, Metz, Stains, La Courneuve… et même de Belgique. Seul Absent et à notre grand regret le ministère de l’Éducation Nationale qui au vu du constat unanime des participants aurait pu saisir l’urgence sociale à agir.

Ces deuxièmes États-Généraux de l’Éducation confirment l’absolue nécessité de la mise en oeuvre d’une réelle politique de lutte contre  les inégalités et ségrégations scolaires dans les quartiers populaires.

Pour le moment, le gouvernement, hormis les classes à 12 élèves dans les REP/REP+,  n’a pris aucune mesure significative en direction des quartiers populaires. Dans le même temps, on a vu le retour des options (bilangues, européennes, latin) qui accentuent les pratiques d’évitements et contribuent à ségréguer un peu plus certains établissements. L’obligation de scolarisation à 3 ans envisagée permettra de financer le privé, qui pourra accroitre son offre et ainsi continuer à participer à la dégradation du service public d’éducation.

Un cahier de doléances avec des préconisations issues des EGE sera prochainement présenté au Ministère, nous voulons faire de la promesse républicaine une réalité. Nous ne perdons pas de vue les ambitions de Victor Hugo: la liberté c’est un droit, l’égalité c’est un fait et la fraternité c’est un devoir.

Au vu de la situation désastreuse, nous proposons un plan national de lutte contre la ségrégation scolaire et pour l’égalité à l’école. D’une part, il est important de légiférer par une loi sur l’égalité à l’école qui donnera de réels moyens pour lutter contre les ségrégations scolaires (du type loi SRU), une proposition avec des points précis sera faite en ce sens.

D’autre part, des préconisations seront faites pour une meilleure répartition des moyen humains et financiers, qui prenne en compte  toutes les défaillances constatées aux deux États Généraux de l’éducation dans les quartiers populaires.

Le comité d’organisation des Etats Généraux de l’Education dans les quartiers populaires

Retrouvez le dossier de presse complet des #EGEDQP2018

Le CAE aux États-Généraux de l’éducation dans les quartiers populaires les 7 et 8 avril

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visuel_EGEFFR, PARENTS, Pacte 34, Espoir 34, le Collectif Apprendre Ensemble et le Collectif du Petit-Bard Pergola ont le plaisir de vous inviter aux seconds États-Généraux de l’éducation dans les quartiers populaires !

Les États-Généraux de l’éducation dans les quartiers populaires ont pour ambition de réunir l’ensemble des acteurs de l’éducation – associations, parents, professeurs – avec l’appui de chercheurs, experts, représentants des pouvoirs publics sur les problématiques liées à l’éducation, en vue de co-construire des solutions pertinentes.

2 jours de conférences, tables-rondes, ateliers, et une soirée festive pour l’égalité et la mixité !

Cet événement est à l’initiative de l’union de plusieurs associations et collectifs implantés sur l’ensemble du territoire et dans des quartiers dits populaires. Nous avons pour objectif de trouver des solutions viables et pérennes pour favoriser la mixité sociale à l’école, agir en faveur de l’égalité pour tous, lutter contre les discriminations scolaires et favoriser l’inscription citoyenne de tous les enfants dans leur République.

Nous espérons que ces États-Généraux nous permettrons d’engager une dynamique constructive locale et nationale pour chercher, trouver, proposer, co-construire des solutions viables et pérennes visant à favoriser partout la cohésion sociale et combattre les phénomènes ségrégatifs.

Programme détaillé a télécharger {pdf, 238 Ko)

 

Informations pratiques

Samedi 7 et dimanche 8 avril 2018
Maison des Syndicats
11, rue des Archives
94000 CRÉTEIL

Plan d’accès

Métro : Ligne 8, arrêt Créteil-Préfecture

 

Contacts

Contact pour les États Généraux de L’éducation dans les quartiers populaires
nouscontacter.ege@gmail.com
téléphone : 06 22 16 40 29

Une galette GÉANTE samedi 27 au Bar commun pour fêter l’année avec le Collectif Apprendre Ensemble

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La galette géante dévorée au square en janvier 2017 !
La galette géante dévorée au square en janvier 2017 !

Parents et enfants des écoles et collèges du 18e, le Collectif Apprendre Ensemble vous invite à vous retrouver autour d’une GALETTE FESTIVE GÉANTE !

SAMEDI 27 JANVIER À 16H
au BAR COMMUN *
135, rue des Poissonniers 75018 Paris

Pour fêter la nouvelle année et notre tribune dans Libération du 17 janvier,

Pour que la mixité sociale de notre quartier se reflète dans ses établissements et dure tout au long de la scolarité de nos enfants car elle favorise la réussite de tous,

Pour nous rencontrer et échanger à propos de vos enfants et de leurs écoles,

RENCONTRONS NOUS ET PARLONS DES ACTIONS À MENER ENSEMBLE !!

 

*Le Bar Commun est un bar associatif qui a pour objectif de redonner le goût d’être ensemble, agir ensemble et penser ensemble… c’est dire si nous avons des points communs  !!

Une tribune du Collectif Apprendre Ensemble et un dossier dans Libération du 17 janvier 2018

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Dans le XVIIIe arrondissement de Paris, en décembre 2016
Dans le XVIIIe arrondissement de Paris, en décembre 2016. Photo Cyril Zannettacci pour Libération

L’année commence fort : Libération consacre un dossier complet au sujet de la mixité et de la ségrégation scolaire, en abordant les logiques d’évitements, les dilemmes des parents et les inquiétudes sur le niveau ou le climat scolaire dans les quartiers mixtes ou défavorisés.

L’article principal, “Les parents déchirés par l’école“, est signé de Michel Becquembois (dont vous vous souvenez peut-être de l’adresse “A mes amis qui trichent avec la carte scolaire“).

Un entretien avec Eric Maurin, économiste et directeur d’études à l’EHESS, qui  dénoue les liens entre réputation, climat scolaire et résultats : “Quand on compare aujourd’hui les destins de personnes de générations similaires selon leur région d’origine, on constate que celles qui ont grandi avec le collège unique, dans un système beaucoup plus mixte socialement, ont aujourd’hui de meilleures carrières avec des salaires plus élevés. ”

Enfin, le dossier fait la part belle à notre Collectif, avec une tribune “Laisser les enfants apprendre ensemble dans leur quartier” que nous vous encourageons à lire et à partager, bien sûr !

Un article de T. Piketty montre l’urgence et la possibilité de créer de la mixité dans les collèges parisiens

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Le chercheur publie et analyse les résultats de travaux de Julien Grenet dans un article sur son blog:

Il montre que la ségrégation est extrême dans les collèges parisiens, et insiste sur le rôle du privé, dont seulement 4 collèges sur 66 ont un taux d’élèves défavorisés (à peine) supérieur à la moyenne parisienne qui est de 16%.

Il insiste sur la possibilité de créer rapidement de la mixité en donnant l’exemple des mesures prises pour l’affectation en lycée sur l’académie de Paris.

Enfin, il mentionne la frilosité des politiques à prendre les mesures nécessaires (des secteurs multi-collèges avec des un système d’affectation adapté). Ils sont conscient de l’urgence de la situation, mais craignent la réaction des électeurs. C’est à nous parents de montrer que nous sommes nombreux à vouloir une solution comprise par tous, juste et acceptable, dans l’intérêt de tous nos enfants.

Le gouvernement souhaite-t-il vraiment la mixité sociale ?

Le Monde du 2 Mars 2016

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Dans le Monde du 2 Mars :  A Montpellier et Paris, des familles se mobilisent contre « les écoles ghettos »

 

http://www.lemonde.fr/education/article/2016/03/02/a-montpellier-et-paris-des-familles-se-mobilisent-contre-les-ecoles-ghettos_4875318_1473685.html