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L’évitement scolaire sur France Inter

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Logo France InterL’évitement scolaire: la question abordée sur France Inter


L’évitement scolaire , qu’est ce que c’est?

De Seine-Saint-Denis, au département de l’Hérault, en passant par Créteil, Reims et Marseille, le message est le même: la ségrégation scolaire s’est accentuée ces dernières années grâce aux stratégies dites d’évitements de certains établissements et c’est la société toute entière qui en paie le prix.

Pour Denis, du Collectif Apprendre Ensemble dans le XVIIIe arrondissement de Paris, on coupe l’école de la réalité de son quartier ou de sa ville.
“L’évitement scolaire, c’est quand les parents se débrouillent pour que leurs enfants ne soient pas dans l’établissement de leur lieu de résidence, à grands coups de fausses adresses, de dérogations… Ça donne des écoles qui ne sont pas le reflet de la population qui vit dans les rues aux alentours. Quelque chose d’artificiel où l’on sépare les plus aisés  et les plus pauvres, qui seraient forcément mauvais élèves – ce qui est encore à prouver.

A Montpellier, les mères du quartier du petit Bard constituées en association au printemps dernier attendent beaucoup du plan de Najat Vallaud Belkacem, même s’il arrive bien tard, avoue Sana:

“Il y a urgence sociale vraiment parce que la situation se dégrade. Il n’y a quasiment aucune mixité! Quand dans nos écoles, vous vous retrouvez avec une école primaire où il y a sur 200 enfants, 60 enfants qui sont repérés en difficulté, même le meilleur enseignant du monde, il faudra qu’il m’explique comment prendre en charge ces 60 enfants! Est-ce qu’on va continuer à accepter une école à deux vitesses?”

Des parents qui espèrent être associés à l’expérimentation menée par le gouvernement, pour que les grandes ambitions disent-ils ne s’évanouissent pas à l’approche d’enjeux électoraux.

La ministre de l’Éducation nationale dévoile ce 10 Novembre son plan pour remettre la mixité sociale au cœur de la carte scolaire “nouvelle version”. Pour commencer, une expérimentation dans 17 départements pilotes permettra de mieux équilibrer les profils sociaux.

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La mixité au collège Maurice Utrillo

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Logo RFI reportage mixité collège UtrilloLa mixité au collège: cette semaine, RFI abordait la question de la mixité sociale avec les élèves du collège Maurice Utrillo et le Collectif Apprendre Ensemble.

La question de la mixité a été très présente dans les médias cette semaine. De nombreux médias ont demandé au Collectif Apprendre Ensemble de s’exprimer et de témoigner: France 3, M6, RFI, France Inter, Sud Radio.


 

“Le mélange profite aux plus faibles, mais les plus forts aussi ont à y gagner sur des tas de choses.”

Le collège Maurice Utrillo est situé dans le quartier populaire du 18ème  et n’a pas toujours eu bonne réputation mais les élèves le défendent.

“C’est réputé pour être un lieu pas très fréquentable. C’est faux, il y a des pas très bons résultats mais c’est pas pire que dans certains autres collèges.”

Alors au moment où la mixité sociale dans les établissements scolaires fait débat, ces élèves de 5ème au collège Maurice Utrillo justifient la mixité sociale.

“On apprend tous au même endroit, tous pareils mais de milieux différents mais cela revient au même. On est ami.”

“Pourquoi c’est important, à votre avis, le mélange justement, qu’on ne soit pas entre soi?”

“Pour que le plus fort aide le moins fort et pour s’entraider. Pour qu’il y ait de toutes les cultures, de toutes les origines, et comme çà au moins cela sera quelque chose de mixte et il n’y aura que la même chose au même endroit.”

“On doit tous apprendre quelque chose de chacun.”

Le 18ème arrondissement de Paris n’échappe pas à la règle et beaucoup de parents ont essayé de contourner la carte scolaire mais le Collectif Apprendre Ensemble a su les convaincre.

Denis Gautraud: “On a vu que beaucoup de parents avaient des stratégies d’évitements ce qui nous avait un peu terrifié. On ne comprenait pas pourquoi puisque tous se passait bien et on est allé à quelques uns voir les parents un par un pour leur dire: -Mais vous savez, ne cherchez pas à faire quoi que ce soit, on va tous y aller. Et on leur à même un peu dit que, s’ils n’y allaient pas, ils seraient les seuls à ne pas y aller. Et cela a fonctionné. Même avec beaucoup plus de facilité qu’on s’était imaginé et il y a eu une inversion du mouvement. L’école où sont tous nos enfants actuellement, au lieu d’être fuie, a été complètement acceptée.”

Pour le Maire du 18ème arrondissement, Eric Lejoindre, tout l’enjeu est là: donner confiance aux parents.

“On améliorera pas la mixité en donnant des leçons de morale. Ce n’est pas le sujet. Par contre, on le fera en démontrant aux parents, que, non seulement, ils ne font pas du mal à leurs enfants en les mettant dans le collège du coin mais qu’au contraire, ils leur font du bien. Ils font en sorte que ces enfants là aient d’abord de bons résultats scolaires, et ensuite soient sans doute, mieux préparés à la vie.”

Grand, sec, le regard doux, Jérôme Decuq président du Collectif Apprendre Ensemble réfute l’idée que la mixité sociale abaisserait le niveau des élèves.

“Le mélange profite aux plus faibles, mais les plus forts aussi ont à y gagner sur des tas de choses. Si on apprend la coopération, on arrivera à une société bien meilleure dans le futur. On a tous à y gagner parce que les conséquences, si on ne le fait pas aujourd’hui, peuvent être terribles d’ici 20 ans.”

Les services de l’éducation nationale estiment qu’en moyenne, 1 élève sur 10 contourne la carte scolaire.

 

Reportage sur un collège classé en REP+

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sud-radio-logoReportage sur un collège classé en REP+, Réseau d’Education Prioritaire.


 

La mixité sociale à l’école: la ministre de l’Education Nationale Najat Vallaud Belkacem doit dévoiler son plan aujourd’hui avec une idée: donner les mêmes chances à tous.

La reporter de Sud Radio a rencontré des parents et des élèves d’établissements classés en REP+, Réseau d’Education Prioritaire.

Gloria est en 5ème dans un collège classé REP+, dans le 18ème arrondissement de Paris. A la fin de son CM2, elle ne souhaitait pas poursuivre sa scolarité dans cet établissement à cause de sa réputation.

“J’avais des gens qui disaient qu’il y avait des bagarres à toutes les récréations, alors qu’en fait pas du tout! Il y a des embrouilles comme dans tous les collèges.”

Louis est le père de Gloria, il est également membre du Collectif Apprendre Ensemble, lui aussi avait quelques appréhensions au départ: “On avait peur de violence, on avait peur qu’elle ne puisse pas faire des études dans un bon climat. Et puis finalement on s’est dit, c’est bête d’éviter sans aller voir! On a été vraiment séduit par la personnalité du chef d’établissement qui tient vraiment sa boutique et on s’est dit, c’est jouable! Et notre fille qui était avec nous, nous a dit: Je veux bien venir ici”

Et aujourd’hui, les parents comme leur fille sont ravis!

“Il y a beaucoup de travail en demi-classe. Il y a des groupes de soutien pour tous les élèves, également pour les bons élèves, il y a des tas de partenariats avec l’orchestre philharmonique, avec des compagnies de théâtre. Les collèges en REP sont mieux que les autres, à condition qu’ils ne soient pas des ghettos sociaux.”

Agnès Van Zanten: “Ce qui est important, c’est de ne pas recréer des conditions extrêmes. Par exemple, mettre dans une classe des élèves très forts ou des élèves très faibles.

 

Respecter la carte scolaire pour favoriser la mixité (BFMTV)

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“Arrêtons d’avoir peur”

Respecter la carte scolaire pour favoriser la mixité, c’est en revanche le combat de Sylvaine. Avec d’autres parents du 18ème arrondissement de la capitale, elle a créé le collectif “Apprendre ensemble”, pour le respect de la carte scolaire. Et pour donner l’exemple, l’an prochain, son fils ira donc en 6ème au collège Utrillo, malgré sa mauvaise réputation.

“C’est la loi que d’aller dans son établissement de secteur, quel que soit le niveau, explique-t-elle. Dans le quartier où l’on vit, les populations sont mélangées et cela se passe bien donc je ne vois pas pourquoi cela se passerait mal au collège. Je ne me fais donc pas de souci pour mon fils”. En outre, elle estime que “quand il y a une mixité, les meilleurs tirent ceux qui sont en difficulté vers le haut. Et quand on est bon élève, on reste bon élève quel que soit l’établissement. On ne redescend pas de niveau. Donc arrêtons d’avoir peur et faisons le pari”.

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La carte scolaire dans le JT (France 2)

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Un sujet sur la carte scolaire avec des images filmées lors d’une réunion du Collectif Apprendre Ensemble dans un collège du XVIIIème.

L’opération mixité est lancée ?

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libé19oct2015

Selon le journal Libération, la ministre de l’éducation nationale travaille actuellement sur une modification de la carte scolaire avec en projet une série d’expérimentations dans une petite dizaine de départements. Parmi les pistes envisagées, l’attribution de plusieurs collèges à un secteur et l’affectation des élèves selon la catégorie socio-professionnelle, idée que soutient le Collectif Apprendre Ensemble. Affaire à suivre…

http://www.liberation.fr/politiques/2015/10/18/l-operation-mixite-est-lancee_1406805

Faire exister la mixité sociale à l’école. (Le Lab Afev)

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Le think and do tank de l'innovation sociale et solidaireSi la majorité des gens sont convaincus de l’intérêt de la mixité sociale à l’école, encore faut-il la faire exister dans les faits. C’est le défi que se sont lancés des parents d’élèves du 18ème arrondissement à Paris rassemblés autour d’une association, le collectif Apprendre ensemble.

L’année dernière, lors de rencontres fortuites dans notre quartier du 18ème arrondissement parisien, nous avons découvert que nous étions plusieurs parents de la même école élémentaire à ne pas être sensibles à la mauvaise réputation des collèges du quartier au point d’élaborer des stratégies d’évitement.

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Les parents ne doivent pas avoir peur. (ATD Quart Monde)

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Jérôme Decuq est l’un des animateurs du collectif « Apprendre ensemble » (1), créé l’an dernier dans le 18ème arrondissement, un quartier au nord de Paris qui garde de grandes poches de pauvreté. Les parents du collectif veulent faire vivre la mixité sociale dans les écoles et en finir avec les « collèges ghettos ».

Malgré un contexte général marqué par le repli sur soi, ils ne sont pas les seuls en France à se battre ainsi. Au printemps dernier, les mères du Petit-Bard à Montpellier, un quartier peuplé d’habitants en majorité d’origine marocaine, ont occupé les écoles de leurs enfants pour exiger une plus grande diversité sociale et culturelle en classe.

Jérôme Decuq raconte comment l’idée du collectif est née et pourquoi il croit en cette action.

« Si l’on regarde notre arrondissement, il compte 200 000 habitants, avec environ 20% de logements sociaux et 20 à 25% d’enfants issus de milieux défavorisés. Il n’y a pas de raisons que sur les 14 collèges, il y en ait 6 qui soient fuis et qui accueillent jusqu’à 80% d’élèves défavorisés.

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Les parents disent stop à l’apartheid scolaire (Le Courrier de l’Atlas)

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Dans le XVIIIe arrondissement parisien, le collectif Apprendre Ensemble a été créé en mars dernier par des parents soucieux de voir leurs enfants fréquenter des “collèges plus mixtes, favorables à la bonne réussite des élèves où tous sont gagnants”. “Au fil des années et des rencontres, nous avons réalisé à quel point l’évitement scolaire était massif dans notre arrondissement, et qu’une majorité des parents de tous les mielieux, le font en contradiction avec leurs convictions, croyances, valeurs, et parfois au prix de sacrifices importants”, déplore Jérôme Decuq, enseignant et président du collectif.

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