Les réponses de Caroline de Haas à notre questionnaire

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LES RÉPONSES AU QUESTIONNAIRE DU COLLECTIF APPRENDRE ENSEMBLE DE 
CAROLINE DE HAAS, CANDIDATE EELV
AUX LÉGISLATIVES DANS LA 18ème CIRCONSCRIPTION

Selon vous, quelles mesures faut-il prendre pour lutter contre la forte ségrégation sociale qui existe dans les établissements scolaires du 18e arrondissement ?

Plusieurs solutions existent.

A court terme, lutter contre la « fraude scolaire » de parents d’élèves qui contournent délibérément la carte scolaire. Cela passe par des sensibilisations auprès des parents, la formation des directions d’écoles pour refuser les contournements et la mise en place de sanctions qui s’appliquent.

A moyen terme, nous pouvons également travailler à accentuer la mixité sociale dans les quartiers afin qu’elle se reflète également dans les établissements. Cela passe par une politique ambitieuse de rénovation des logements et d’acquisition d’immeubles pour élargir le parc social. Cela passe également par des investissements de l’Etat et des collectivités en matière de services publics, d’offre sportive ou culturelle et d’aménagement du territoire.

Quel regard portez-vous sur l’expérimentation des secteurs multi-collèges dans le 18e arrondissement ?

Favorable

Pourquoi ?

D’après le bilan tiré par l’association « Collectif apprendre ensemble », cette expérimentation permet de rétablir une mixité qui n’aurait jamais du disparaître de ces établissements. En mettant les moyens nécessaires et en impliquant les parents, il est manifestement possible de faire bouger les choses : je m’en réjouis !

Dans les territoires où l’évitement crée une ségrégation inacceptable, l’État pourrait imposer aux parties concernées d’agir. Qu’en pensez-vous?

L’Etat a le pouvoir de réunir autour d’une table toutes les personnes concernées par un sujet et de les inciter à travailler ensemble. Nous aurions tort de nous en priver. En matière d’éducation, l’implication des enseignant.e.s, des parents, des centres d’animations comme des associations locales est déterminante.

Selon vous, l’enseignement privé devrait-il être soumis à des règles pour accueillir des élèves d’une plus grande diversité sociale et scolaire ?

Oui

Comment ? 

Nous pourrions imaginer faire évoluer la loi pour que l’enseignement privé soit soumis à la carte scolaire. Si cela n’est pas envisageable à court terme, un compromis pourrait être trouvé à travers des objectifs de mixité sociale donnés à chaque chef.fe d’établissement.

Quelle priorité accorderez-vous à ces problématiques dans votre action au sein de l’Assemblée nationale ?

 La qualité de l’éducation que reçoivent nos enfants est une condition sine qua none d’une société qui grandit et progresse. Je m’engagerai de toutes mes forces sur ces sujets en tant que députée pour faire bouger les lignes. Je serai à votre disposition pour échanger, construire, travailler et interpeller le gouvernement.

Quelles actions envisagez-vous ?

En tant que parlementaire, je peux agir de plusieurs manières :

  • En portant une proposition de loi sur ce sujet ou en portant des amendements dans les projets de loi du gouvernement sur l’éducation
  • En réunissant les acteurs et actrices de la thématique à l’Assemblée pour offrir une visibilité à l’enjeu de mixité sociale dans les établissements.
  • En participant à une mission parlementaire ou à la rédaction d’un rapport parlementaire sur la mixité sociale en France afin de disposer d’un état des lieux précis, de tracer des perspectives de solutions avec des professionnel.le.s et de pousser ainsi le gouvernement à prendre des engagements.
  • En agissant sur le budget pour favoriser chaque année des mesures en faveur de la mixité sociale dans les établissements scolaires

Une fois élue, je vous proposerai une rencontre afin d’identifier ensemble les meilleurs moyens d’agir !

Les réponses de Paul Vannier à notre questionnaire

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LES RÉPONSES AU QUESTIONNAIRE DU COLLECTIF APPRENDRE ENSEMBLE DE 
PAUL VANNIER, CANDIDAT DE LA FRANCE INSOUMISE
AUX LÉGISLATIVES DANS LA 18ème CIRCONSCRIPTION

Selon vous, quelles mesures faut-il prendre pour lutter contre la forte ségrégation sociale qui existe dans les établissements scolaires du 18e arrondissement ?

La ségrégation scolaire est un processus particulièrement prononcé dans le 18e arrondissement de Paris. Elle est renforcée par les contre-réformes éducatives conduites sous les quinquennats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande. Il y a urgence à agir pour toutes celles et ceux qui demeurent attachés au projet d’une Ecole de l’égalité et de l’émancipation, d’une École creuset, d’une École républicaine.

Pour lutter contre la ségrégation scolaire j’agirai en tant que député en votant une loi conduisant à la création d’un groupe de travail chargé de refondre la carte scolaire à l’horizon 2020. Ce groupe associera les ministères de l’éducation nationale mais aussi du logement, des transports et de l’aménagement du territoire car la ségrégation scolaire a d’abord ses sources dans la ségrégation résidentielle. Ce groupe associera également les associations de parents d’élèves, les syndicats enseignants et les collectivités territoriales. Cette carte scolaire refondue intégrera les établissements privés qui jouent un grand rôle dans les mécanismes de contournements scolaires, en particulier dans le 18e arrondissement.

Enfin, j’agirai en soutien aux associations travaillant auprès des parents d’élèves. Car nombre de pratiques d’évitement trouvent leurs sources dans une méconnaissance ou des représentations souvent infondées. C’est, je crois, le travail de votre collectif « Apprendre ensemble » qui, dès lors, est d’intérêt général.

Quel regard portez-vous sur l’expérimentation des secteurs multi-collèges dans le 18e arrondissement ?
L’expérimentation des secteurs multi-collèges dans le 18e arrondissement peut être vue positivement dès lors qu’elle semble s’inscrire dans la recherche d’une plus grande mixité sociale. Mais cette expérimentation m’apparaît comme de trop petite portée pour apporter des solutions véritables aux questions qui nous préoccupent. D’abord les périmètres sont trop étroits et mêlent des établissements REP. Ensuite la question du privé – décisive – est laissée de côté. Enfin, l’objectif de mixité scolaire, et non pas seulement sociale, n’est pas pris en compte.

En tant que député, représentant de la Nation, j’agirai donc à d’autres échelles et de façon globale pour parvenir véritablement à davantage de mixité.

Dans les territoires où l’évitement crée une ségrégation inacceptable, l’État pourrait imposer aux parties concernées d’agir. Qu’en pensez-vous ?

Le rôle de l’Etat est de garantir l’égalité de traitement et d’accès de tous les élèves quel que soit l’établissement qu’ils fréquentent. Au-delà des dispositifs législatifs que j’ai préalablement décrits, l’Etat peut intervenir en amont en formant les personnels de direction à une meilleure information des familles. En aval, il doit lutter contre les pratiques telles les fausses domiciliations.

Enfin et surtout, l’Etat doit mobiliser ses moyens pour restaurer la qualité du service public d’éducation, en lui allouant les moyens nécessaires à la satisfaction des besoins éducatifs de tous les élèves.

Selon vous, l’enseignement privé devrait-il être soumis à des règles pour accueillir des élèves d’une plus grande diversité sociale et scolaire ?

L’enseignement privé jouit aujourd’hui d’un financement public très important, de l’ordre de 10 milliards d’euros par an. Si notre objectif de moyen terme est la mise en œuvre du principe « fonds publics à l’école publique », nous proposons de conditionner immédiatement le financement public du privé à l’intégration par ce dernier de l’ensemble des règles auxquelles est astreint l’école publique. L’intégration à la carte scolaire sera la première de ces règles.

Quelle priorité accorderez-vous à ces problématiques dans votre action au sein de l’Assemblée nationale ?

Enseignant, porte-parole éducation de Jean-Luc Mélenchon, coordinateur du livret éducation de la France insoumise, je ferai des questions éducatives l’une des priorités de mon mandat de député.

Quelles actions envisagez-vous ?

A l’Assemblée nationale, je solliciterai notamment mes collègues du groupe France insoumise en vue de la constitution d’une commission d’enquête parlementaire s’intéressant aux financement des établissements scolaires privés ou aux liens entre le ministère de l’Éducation nationale et les grandes entreprises privées de notre pays.

Dans ma circonscription je serai aux côtés des parents d’élèves et des enseignants mobilisés pour la défense du service public d’éducation.

Les réponses de Ian Brossat à notre questionnaire

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LES RÉPONSES AU QUESTIONNAIRE DU COLLECTIF APPRENDRE ENSEMBLE
 DE IAN BROSSAT, CANDIDAT PCF
AUX LÉGISLATIVES DANS LA 17ème CIRCONSCRIPTION

Selon vous, quelles mesures faut-il prendre pour lutter contre la forte ségrégation sociale qui existe dans les établissements scolaires du 18e et du 19e arrondissement ?
L’Académie de Paris est aujourd’hui celle où les inégalités d’un établissement à l’autre sont les plus fortes. La ségrégation sociale dans les établissements scolaires est évidemment liée à la politique de la ville : en la matière, permettre le développement d’une offre de logement accessible dans tous les quartiers de la capitale est une priorité. Maire adjoint en charge du logement, j’ai lancé le chantier du rééquilibrage territorial pour en finir avec les ghettos de riche. Tous les quartiers doivent prendre part à l’effort de solidarité, en accueillant des logements sociaux comme la loi le prescrit. Aujourd’hui, un effort prioritaire est fait dans les quartiers de l’Ouest parisien, en fort déficit.

Mais l’assouplissement de la carte scolaire et l’instauration d’une concurrence entre les établissements, y compris au sein du service public, ont renforcé cette ségrégation, à la fois sociale et scolaire. Face à une offre éducative de plus en plus différenciée, le modèle du « parent stratège » s’est imposé. La mixité sociale et scolaire, essentielle à la réussite de tous comme à la construction d’une culture commune, ne peut pas dépendre des choix individuels de chacun : elle doit devenir un cadre contraignant des politiques éducatives, au niveau national comme au niveau local.

Nous avons besoin d’une politique en rupture avec les logiques de concurrence entre les établissements, et qui se donne pour ambition de garantir l’égalité des conditions d’apprentissage partout. Cela implique de reconnaître que tous les élèves sont capables d’apprendre et de progresser, que tous les parents sont des interlocuteurs légitimes.

Pour lutter contre la ségrégation, le plus efficace est de lutter contre la hiérarchisation des établissements en agissant sur les moyens humains et matériels et sur l’offre éducative.

  • Rompre avec l’austérité pour augmenter la dépense d’éducation, en finir avec la pénurie, créations de postes et pré-recrutements
  • Politique volontariste d’ouverture de filières ou d’options pour équilibrer l’offre de formation
  • outils de mesure et d’affectation des moyens plus fins, qui permettent d’éviter les effets de seuil et de concurrence liés à la labellisation des établissements.

La réforme du collège, avec les 20% du temps d’enseignement qui varieront d’un collège à l’autre, aggrave la concurrence entre les établissements. J’agirai pour le retour à des horaires nationaux.

La sectorisation est un outil efficace au service de la mixité sociale et scolaire, lorsqu’elle est pensée à la fois pour le primaire et le secondaire et qu’elle s’appuie sur des constructions ou des rénovations d’établissements, comme ça a été le cas dans le 17e arrondissement. Elle doit cependant être articulée à des procédures d’affectation transparentes, justes, élaborées démocratiquement. Je suis donc favorable au retour à une carte scolaire contraignante, élaborée en lien avec les familles. À l’assemblée nationale, je travaillerai pour renforcer le dialogue entre les différentes instances dont dépendent la sectorisation (conseil d’arrondissement pour les écoles primaires, conseil de Paris pour les collèges) et l’affectation (rectorat).

Enfin, la politique de lutte contre la ségrégation sociale et scolaire doit impliquer tous les parents. Les récents débats sur les secteurs multi-collège dans le 18e ont fait la preuve de l’expertise des familles sur l’école, sur l’espace urbain, sur la réalité des difficultés et les réponses à y apporter. L’engagement des familles dans la conception et la mise en œuvre des politiques est une garantie d’efficacité. Député, j’agirai pour créer de nouveaux espaces de démocratie et favoriser l’engagement citoyen.

Quel regard portez-vous sur l’expérimentation des secteurs multi-collèges dans le 18e arrondissement ? Pourquoi ?
L’expérimentation des secteurs multi-collèges dans le 18e arrondissement est un premier pas vers une éducation moins ségréguée, capable de construire une culture commune ambitieuse pour tous nos enfants. Elle pose cependant encore de nombreux problèmes, qu’il nous faudra résoudre ensemble.

La mise en place de secteurs larges est une bonne nouvelle pour la mixité, d’autant qu’elle s’accompagne de moyens humains et matériels pour les collèges concernés (25 élèves par classe, même dotation qu’en REP, ouvertures de nouvelles options).

Cependant, la question des modalités d’affectation des élèves n’est pas résolue. Si je pense nécessaire de ne pas laisser aux familles la responsabilité d’un soi-disant « choix » qui les met en concurrence les unes avec les autres, je crois aussi que les procédures d’affectation doivent être transparentes et construites avec les parents.

C’est d’autant plus nécessaire que l’enseignement privé ne participe pas au dispositif. Aujourd’hui, les collèges privés voisins des quatre collèges concernés attirent déjà une grande partie des meilleurs élèves du secteur. Ils contribuent ainsi, beaucoup plus que les collèges publics, à la ségrégation scolaire. Comment faire pour que l’expérimentation des nouveaux secteurs n’ait pas pour effet pervers de nouvelles fuites vers le privé ? D’une part, je veux agir pour imposer à l’enseignement privé sous contrat de participer à l’objectif de mixité sociale et scolaire. D’autre part, je crois essentiel d’impliquer tous les parents dans la mise en œuvre des politiques éducatives, pour rompre avec le modèle du parent stratège et construire l’engagement de l’ensemble des familles pour la mixité sociale et scolaire, la construction d’une culture commune ambitieuse, la réussite de tous. Un collectif comme le vôtre est un partenaire essentiel de l’action publique sur ce sujet.

Dans les territoires où l’évitement crée une ségrégation inacceptable, l’État pourrait imposer aux parties concernées d’agir. Qu’en pensez-vous ?

Je pense en effet que l’État doit prendre ses responsabilités : la mixité sociale et scolaire ne peut pas rester facultative. Elle doit devenir un cadre obligatoire des politiques éducatives, et c’est bien à l’État d’en être le garant. Si l’action publique peut se décliner au niveau territorial, l’État doit en construire les objectifs et les cadres, et doit assurer la convergence des politiques menées au niveau municipal (école primaire), au niveau départemental (collège), au niveau de l’académie.

Selon vous, l’enseignement privé devrait-il être soumis à des règles pour accueillir des élèves d’une plus grande diversité sociale et scolaire ?

Oui. Aujourd’hui, les établissements privés sont des acteurs majeurs de la ségrégation sociale et scolaire à Paris. C’est un effet de la dégradation des conditions d’apprentissage dans le public, et il est donc essentiel de renforcer le service public d’éducation pour lui donner les moyens d’accueillir et de faire réussir tous les élèves. Mais il est aussi nécessaire d’imposer des contraintes nouvelles à l’enseignement privé.

Comment ?

L’existence de l’enseignement privé résulte d’un droit de nature constitutionnelle. Il peut donc paraître difficile de légiférer sur l’enseignement privé. Cependant, la constitution garantit la liberté de conscience, pas la libre concurrence dans le système d’enseignement. Les parlementaires ont donc un espace pour agir. D’ailleurs, les mesures récentes d’encadrement des établissements privés hors contrat montrent bien qu’une plus grande action régulatrice de l’Etat est possible.

Dans le contexte actuel, il est légitime de limiter l’expansion de l’enseignement privé au nom de la mixité sociale et scolaire. L’expérimentation a tenté d’œuvrer dans ce sens en association l’enseignement privé à la réflexion sur la mixité sociale : cela n’a pas suffi. Je m’engagerai pour l’intégration de l’enseignement privé dans la sectorisation. Les modalités de cette intégration devront être élaborées démocratiquement et de manière transparente.

J’agirai aussi pour une régulation plus forte des financements apportés à l’enseignement privé : d’une part pour mettre fin à l’obligation faite aux collectivités locales de financer l’enseignement privé ; d’autre part pour limiter les financements facultatifs.

Le contexte actuel, l’exigence de mixité sociale et scolaire, les besoins de développement et de renforcement du service public, doivent nous conduire à poser la question d’une intégration progressive de l’enseignement privé sous contrat dans le service public national. J’agirai pour ouvrir ce débat avec l’ensemble de la population.

Quelle priorité accorderez-vous à ces problématiques dans votre action au sein de l’Assemblée nationale ?

Il y a urgence. Notre société est en crise parce qu’elle est malade de ses inégalités. Mon combat prioritaire demain à l’Assemblée nationale comme aujourd’hui à la Mairie de Paris, c’est la lutte contre ces inégalités, la construction d’une « France en commun ». L’éducation y joue un rôle essentiel. L’école est le lieu où les citoyens de demain peuvent construire ensemble ce qu’ils auront en commun, ce qui leur permettra de débattre, de décider et d’agir ensemble. La crise profonde que traverse notre école met en danger l’avenir de notre société. Il est urgent d’y répondre, en donnant des moyens nouveaux au service public, mais aussi en mettant ces moyens au service de l’égalité.

Quelles actions envisagez-vous ?

  • Porter le budget de l’éducation nationale à 7 % du PIB.
  • Pour enseigner des savoirs plus complexes à plus d’enfants, il faut du temps : droit à l’école dès 2 ans pour les familles qui le souhaitent ; allongement de la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans ; rétablissement de la demi-journée d’école supprimée en primaire ; allongement du temps scolaire pour que toute l’école puisse se faire à l’école.
  • Faire le bilan des réformes libérales engagées par les précédents gouvernements ; sortir de l’impasse des rythmes scolaires en repensant les temps éducatifs et les parcours pédagogiques et en créant un service public national déconcentré du loisir éducatif ; instauration de mesures immédiates d’accompagnement des nouveaux programmes en primaire et au collège ; suppression de la réforme actuelle du collège et ouverture d’une concertation pour la démocratisation de la réussite au collège.
  • Des personnels formés, partout : revalorisation des salaires et des métiers de l’Éducation nationale ; plan pluriannuel de création de postes ; création d’un dis- 36 positif de prérecrutement des enseignant-e-s sous statut de la fonction publique, relance de leur formation initiale et continue.
  • Rétablissement d’une carte scolaire contraignante et démocratiquement construite, sectorisation de l’enseignement privé, suppression de l’obligation faite aux collectivités locales de le subventionner et intégration progressive de l’enseignement privé sous contrat au service public de l’Éducation nationale ; construction d’une carte nationale des formations publiques ; création d’un observatoire national paritaire des inégalités.
  • Création d’un observatoire national des programmes composé d’acteurs-trices de l’éducation, d’élu-e-s et de citoyen-ne-s et chargé de faire évoluer les programmes en fonction des retours du terrain et de l’objectif de réussite de toutes et tous ; une même ambition pour tous les enfants : ce sont les programmes qui définiront les contenus et les objectifs de l’enseignement pour tous ; introduction des cultures technologique et professionnelle dans les programmes scolaires dès le début de la scolarité obligatoire.

Rencontres avec les candidats aux législatives dans le XVIIIème

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Dans le cadre de la campagne aux législatives, nous rencontrerons tous les candidats des 3e, 17e et 18e circonscriptions qui le souhaitent. Lors de ces rencontres, nous leur présenterons un état des lieux de la ségrégation sociale dans les établissements scolaires de notre arrondissement.
Nous proposerons aussi un court questionnaire à chacun des candidats. Nous espérons qu’ils profiteront de cette opportunité pour présenter les solutions qu’ils proposent et les actions qu’ils comptent mener dans le cadre de leur mandat de député. Les réponses seront publiées sur ce site. 

Les candidats qui le souhaitent peuvent nous contacter à l’adresse : contact@collectif-apprendre-ensemble.fr.

Lettre ouverte du Collectif aux élus parisiens

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Lettre ouverte à nos élus

Mesdames et Messieurs les Conseillers de Paris et les Conseillers du 18ème arrondissement

Comme vous le savez, la fusion des secteurs des collèges Berlioz et Coysevox, ainsi que ceux de Curie et Philippe, tous dans le 18e, sera mise au vote au prochain conseil de Paris.

Si nous sortons aujourd’hui de la réserve que nous avons exercée jusqu’à présent c’est que nous constatons une très forte médiatisation des opposants au projet et d’arguments fondés sur la crainte et l’angoisse. Or, nous sommes très nombreux, du fait de notre expérience, à être confiants et à le soutenir.

Le but de ce projet est d’enrayer une ségrégation largement engendrée par l’évitement. Cet évitement fait que ces collèges, pourtant dépendants de secteurs sociologiquement et géographiquement proches, ont des compositions radicalement différentes.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

Coysevox : 11 % d’élèves de PCS défavorisées
Berlioz : 47 % d’élèves de PCS défavorisées (les établissements sont à 600 mètres l’un de l’autre)

Curie : 27 % d’élèves de PCS défavorisées
Philipe : 56 % d’élèves de PCS défavorisées (les établissements sont à 150m de distance)
 
(données 2016 : Base académique, Julien Grenet)

Ces taux varient du simple au quadruple, alors que les secteurs ne seraient pas considérés comme défavorisés à l’échelle nationale.

En tant que parents d’élèves, nous estimons que ce projet est urgent. S’inquiéter de ses enfants et de leur avenir, c’est aussi s’inquiéter de la société dans laquelle ils devront vivre. Ce que nos enfants retiennent des discours actuels dans le quartier, c’est pour les uns que d’autres enfants de CM2 qui vivent à quelques centaines de mètres de chez eux sont différents et dangereux, tandis que ces autres enfants qu’ils croisent dans le métro et au centre d’animation comprennent, eux, qu’ils sont infréquentables et peu aptes aux apprentissages. Il n’y a pourtant pas de fatalité. Il est possible de créer des passerelles, comme avec le projet de fusion des secteurs.

En tant que parents informés, nous estimons qu’il est réaliste : par exemple, le secteur Berlioz-Coysevox regrouperait environ 20 % d’élèves de PCS défavorisées (voir J. Grenet, plus bas). Cela ferait donc 80 % d’élèves issus de classes moyennes et supérieures alors que la moyenne nationale dans les collèges publics est de 62 %. Si les parents jouent le jeu, les futurs 6es étudieraient dans un collège qui serait très favorisé à l’échelle de la France.

Et tous les élèves resteraient à une distance inférieure à 1,3 km de leur domicile, soit une quinzaine de minutes à pied.

Leur futur établissement bénéficiera de plusieurs engagements forts pris par le rectorat et la mairie. Le nombre d’élèves par classe sera diminué à 25. Et des moyens conséquents (même dotation qu’en REP) et équivalents seront alloués aux deux collèges. Tous ces engagements seront inscrits pour une durée de trois ans. Ils seront ainsi à l’abri de tout revirement politique.

Nous espérons donc que vous aussi partagez notre constat sur la ségrégation scolaire et ses conséquences désastreuses, sur le fait que les paroles ne peuvent plus suffire et qu’il est temps d’agir. Nous espérons très sincèrement pouvoir compter sur votre soutien lors du vote à venir.

En espérant que ce projet représentera le début d’une nouvelle dynamique, que bien d’autres décisions seront vite prises pour que de la maternelle au lycée, tous les enfants aient la chance d’apprendre ensemble, de grandir ensemble, et de réussir ensemble, nous vous prions, Mesdames et Messieurs, d’agréer l’expression de nos très sincères salutations.

Le Collectif Apprendre Ensemble

 

img_2685La galette de la mixité, organisée par des parents des collèges Coysevox, Berlioz, Marie Curie et Gérard Philipe, des écoles Belliard, Damrémont, Vauvenargues, Championnet et Ferdinand Flocon et le Collectif Apprendre Ensemble.

Données issues de la Base Académique Elèves (Julien Grenet)
berliozcoysevoxcspcollegeparis

Malgré le froid, beaucoup de monde autour de la galette de mixité !

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Plusieurs dizaines des personnes, parents et enfants, on bravé le froid et la pluie pour venir déguster la délicieuse galette préparée par les soins d’Anis Bouabsa, de la boulangerie Au duc de la Chapelle !

Un  moment convivial qui nous a permis de nous rassembler autour du projet de mixité sociale dans les collèges qui est sur le point de voir le jour dans notre arrondissement.

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Samedi 7/01 – Galette des rois des parents unis pour la mixité

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mixite18eme_web2LES PARENTS DU 18e UNIS POUR LA MIXITÉ SOCIALE & LA DIVERSITÉ VOUS INVITENT À FÊTER LA NOUVELLE ANNÉE AUTOUR D’UNE GALETTE DES ROIS GÉANTE

SAMEDI 7 JANVIER 2017 À 14H

Square de Clignancourt / Kriegel Valrimont (entrée sur la rue Ordener – face rue Ferdinand Flocon)

LA MIXITÉ, MAINTENANT ˘ Parents, profs, collégiens et futurs élèves des collèges Antoine Coysevox, Hector Berlioz, Gérard Philipe et Marie Curie, venez vous rencontrer à cette occasion : ensemble, nous pouvons faire des projets actuels de sectorisation multi-collèges du 18e une réussite ˘ Saisissons-nous de cette opportunité pour remettre de l’idéal républicain dans nos écoles et nos collèges, dans nos villes et dans nos quartiers dès la rentrée 2017.

Des parents des collèges Coysevox, Berlioz, Marie Curie et Gérard Philipe – Des parents des écoles Belliard, Damrémont, Vauvenargues, Championnet et Ferdinand Flocon – Le Collectif Apprendre ensemble.

 

Une double page de Libération sur le projet Berlioz-Coysevox

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Vous trouverez ci-dessous le lien vers la double page du journal Libération qui a publié une tribune co-signée par des parents des collèges Antoine-Coysevox et Hector-Berlioz, des parents des écoles Paul-Abadie, Belliard, Damrémont, Françoise-Dorléac et Vauvenargues, et le collectif Apprendre ensemble , ainsi qu’une tribune des opposants au projet. On y trouve également des données intéressante (ci-dessous) sur la composition des secteurs concernés:

http://www.liberation.fr/debats/2017/01/03/segregation-scolaire-comment-en-sortir_1538876

La tribune co-signée par le Collectif:

http://www.liberation.fr/debats/2017/01/03/la-mixite-maintenant_1538873

Les données :

berliozcoysevox cspcollegeparis

Enfin un pas vers la mixité dans les collèges du XVIIIème arrondissement !

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ENFIN UN PAS VERS LA MIXITÉ DANS LES COLLÈGES DE NOTRE ARRONDISSEMENT !
Le rectorat de Paris a annoncé tout récemment la modification de l’affectation des élèves de sixième pour la rentrée prochaine pour quatre collèges du XVIIIème arrondissement. Afin d’aboutir à une plus grande mixité sociale, des secteurs élargis, englobant chacun deux collèges, ont été définis.
Les collèges Coysevox et Berlioz d’une part et Marie Curie et Gérard Philippe d’autre part, devraient recruter sur un secteur commun. La méthode de répartition des élèves entre les deux collèges n’est pas établie, elle est proposée à la concertation, mais elle devrait conduire à une plus grande mixité sociale dans les établissements concernés.
Evidemment, on pourrait toujours estimer que le projet manque d’ambition, qu’il pourrait concerner davantage de collèges, qu’il aurait mérité une concertation plus précoce… 
Mais ce projet a l’immense mérite d’exister et nous avons le devoir de nous en saisir, de le faire vivre, de le considérer comme un premier pas vers quelque chose de plus vaste.
Paris est aujourd’hui la ville française la plus ségréguée scolairement, alors que par les faibles distances entre établissements, elle n’a aucune raison de l’être. Cette ségrégation n’est pas celle de nos quartiers et elle n’est pas celle que nous souhaitons. Nous sommes tous convaincus de ce que pourrait apporter une plus grande mixité sociale dans les collèges : les mêmes chances pour tous de réussir, la fin d’un sentiment de relégation sociale, l’apprentissage d’une plus grande tolérance, un meilleur climat scolaire dans tous les établissements…
Les modalités précises du projet restent à définir, elles méritent de la réflexion et de la concertation mais là n’est pas l’essentiel
Ce projet devrait permettre de poser les premiers jalons vers davantage de mixité sociale dans les collèges de notre arrondissement, c’est cela qui est important. 
Ne prenons pas le risque de voir la situation actuelle perdurer, voire se dégrader. Ne nous divisons pas, l’enjeu est bien trop important. Il faut que nos enfants puissent bientôt grandir ensemble, apprendre ensemble et nourrir un sentiment d’appartenance à une même communauté.

Lettre à Madame la Ministre de l’Education Nationale

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Lettre à Madame la Ministre de l’Education Nationale

Plutôt la mixité sociale qu’une illusoire liberté de choix !

 

Madame la Ministre,

 Le rapport du CNESCO paru ce mardi 27 septembre confirme ce que l’on savait déjà : l’école française est devenue l’une des plus inégalitaires au monde.

Les mots « Egalité » et « Fraternité » gravés sur les frontons de nos écoles s’opposent à la réalité d’un grand nombre d’entre elles, où les chances de réussir ne sont pas les mêmes et où les enfants de différents milieux ne se rencontrent plus.

Dans un entretien donné au Monde le 6 septembre dernier, vous évoquiez l’autre pilier de notre devise, la « Liberté », non pour parler de celle de tous les élèves d’apprendre et de choisir leur destin, mais de celle des familles de choisir leur école.

Vous vous dîtes prête à agir contre la ségrégation sociale dans les collèges mais vous affirmez ne pas vouloir le faire par des décisions imposant la mixité « d’en haut », au nom de la liberté de choix des familles.

La liberté dont vous parlez n’est celle que de quelques-uns, ceux qui disposent des ressources nécessaires pour avoir véritablement le choix, et elle s’exerce inévitablement au détriment des autres.

En tant que parents et citoyens, nous déclarons préférer la mixité sociale à une liberté de choix qui entraîne mécaniquement une forte ségrégation sociale dans les collèges.

La liberté que nous réclamons, c’est celle de pouvoir scolariser nos enfants dans des établissements socialement mixtes. Dans de nombreux endroits, cette liberté-là n’existe pas et il n’y a d’autre alternative que de choisir entre une forme de ségrégation et une autre ; entre un collège dont les enfants des milieux défavorisés sont quasi-absents et un autre où ils sont largement sur-représentés.

Nous attendons de vous, Madame la Ministre, que vous preniez les mesures qui permettront de faire enfin reculer la ségrégation sociale dans les établissements scolaires. Les solutions existent mais elles passent par une réelle volonté politique et doivent bel et bien venir d’en haut, avec notamment un changement profond des règles d’affectation des élèves dans les collèges.

Des mesures courageuses favorisant la mixité à l’école sont urgentes afin que nos enfants ne grandissent plus séparés. L’école de la diversité, c’est l’école de la réussite pour tous.

En vous assurant de notre soutien à une réforme qui serait ambitieuse, juste et transparente, nous vous prions, Madame la Ministre, d’agréer l’expression de notre entière considération.

 

Le Collectif Apprendre Ensemble